[REPORTAGE] Entretien avec Valentin Voisin

 

Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Valentin Voisin, jeune joueur formé au club et partit rejoindre le Stade Malherbe de Caen à 13 ans. Le natif de Cherbourg a été appelé pour la première fois dans le groupe professionnel par Patrice Garande lors du match Nice-Caen, (2-1) le 22 août dernier. Il revient pour nous sur son parcours.

Bonjour Valentin, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour, je m’appelle Valentin Voisin, je suis né le 19 Juin 1996 à Cherbourg. J’évolue au poste de milieu de terrain au Stade Malherbe de Caen et mon petit frère joue à l’As Cherbourg.

Peux-tu nous expliquer ton parcours footballistique ?

J’ai commencé le foot à l’As Cherbourg à l’âge de 6 ans avec David Laye et Jérôme Bretot comme éducateur. J’ai ensuite continué à évoluer dans les catégories du club et suivi la classe foot jusqu’en -13 ans où je suis ensuite parti au stade Malherbe.

Comment se sont déroulés les premiers contacts avec le Stade Malherbe de Caen ?

C’est à l’occasion du tournoi Jean Pingeon de Caen que les premiers contacts avec Malherbe ont eu lieu. Ils sont venus voir mon père pour se renseigner. Entre-temps, j’ai également effectué plusieurs essais avec Le Havre mais j’ai opté pour le Stade Malherbe.

Comment s’est passé ton intégration au centre de formation ?

Mon intégration au centre de formation fût très dur au départ. J’ai mis beaucoup de temps à m’adapter notamment du fait de quitter ma famille à l’âge de 13ans, de se retrouver avec des jeunes d’autres cultures, de banlieues…

On imagine qu’intégrer un centre de fomation à 13 ans, c’est faire de nombreux sacrifices ?

Oui il faut faire beaucoup de sacrifices certes, mais depuis tout petit je voulais devenir joueur professionnel, quand on sait ce que l’on veut, on ne réfléchit pas, on fonce vers son rêve.

Tu as ensuite intégrer l’effectif professionnel, tu joues avec des joueurs tels que Julien Féret, Rémi Vercoutre, comment cela se passe ?

Cela se passe très bien, malgré que je sois intimidé au départ de côtoyer des joueurs que je regardais à la télé. Mais ils m’ont très bien accueilli, je suis à l’écoute tout le temps, je fais tout pour que cela se passe bien et c’est un réel plaisir d’évoluer à côté de joueurs de ce niveau.

Tu as été convoqué pour la première fois dans le groupe professionnel pour le déplacement à Nice, on imagine que c’était pour toi une immense satisfaction, comment l’as-tu abordé ?

J’ai été surpris, mais ce fût une grande satisfaction car je travaille dur tous les jours, c’est une belle récompense ! Je commence à évoluer au niveau du groupe et il y a également eu le facteur chance grâce aux blessés qui m’a permis d’être appelé. J’ai passé un très bon moment, j’ai pu découvrir comment ça se passe et j’ai vu des joueurs comme Ben Arfa, Germain…

Tu viens de te faire opérer du nez après un choc à l’entrainement avec le groupe professionnel, l’exigence est encore plus élevée ?

Je me suis fait opérer du nez à cause d’un duel de la tête où j’ai pris un coup de coude. C’est dans ces duels où l’on ressent la différence de niveau, il faut être plus malin et avoir encore plus d’envie. A chaque entrainement, tous les joueurs sont à 100% pour gagner leur place le week-end, il y a beaucoup de sérieux, beaucoup d’investissement, ce sont de grands professionnels.

Aurais-tu des conseils à donner à nos jeunes du club qui ont pu voir ton parcours ?

Croire en ses rêves, ne rien lâcher et prendre beaucoup de plaisir à aller à l’entrainement pour progresser.

 

Merci à Valentin d’avoir répondu à nos questions.

L’AS Cherbourg est fière de son parcours et lui souhaite une très belle carrière.

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